« Battre le pavé et les ondes » // vers le droit à la ville des femmes

(photographie : tournage son au café des femmes de l’association Bas d’Immeuble, quartier Reynerie Toulouse)​

« Battre le pavé et les ondes » //

Mise en scène : Céline Astrié et Claire Balerdi

Jeu et accordéon : Jeanne Videau


La compagnie Nanaqui s’associe à la Fédération Léo Lagrange et l’experte en question de droits des femmes Emilie Tesseydre, autour d’un projet commun et pluridisciplinaire sur le droit à la ville des femmes.

La compagnie Nanaqui réalisera une création théâtrale pour la rue, dans le quartier de La Faourette à Toulouse, à partir de portraits sonores, de récits de femmes, qui se déclinera aussi sous forme de création radiophonique.

La fédération Léo Lagrange aura la charge de la mobilisation des habitant.e.s du quartier de la Faourette, avec la maison de chômeur « Partage », en vue d’organiser des ateliers de sensibilisation aux stéréotypes et aux préjugés sexistes afin de constituer un groupe pour une « marche sensible » théâtralisée dans ce même quartier. Une « marche sensible » théâtralisée qui sera construite par les habitants avec Emilie Teyssedre. La compagnie Nanaqui  élaborera une création théâtrale pour la rue qui accompagnera cette marche.

En amont, Claire Balerdi (compagnie Nanaqui) réalisera 4 portraits sonores de collectifs de femmes qui reprennent l’espace public à Toulouse : L’espace femme de La Toguna (Partage-Bordelongue), Les femmes d’AB autour de leurs « causeries » et du festival « Place aux créatrices », le Lien Horizon Danses autour de « Toutes à nos terrasses de café » et « L marchent » (Bellefontaine), le Café des Femmes de l’association Bas d’immeuble (Reynerie). Ces portraits serviront de matière à la marche et seront ensuite diffusés sur les ondes via les radios associatives locales.

Constat //

L’espace public n’est pas neutre. Les hommes et les femmes ne se déplacent pas de la même façon au sein de celui-ci. Selon le titre même d’un article du Monde publié en 2014 et signé Sylvia Zappi :« Les femmes ont un usage réduit de l’espace public ». La journaliste précise que « selon une étude de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus), plus d’une femme sur trois éprouve un « sentiment d’insécurité » dans son quartier, contre une femme sur cinq dans les centres-villes […] Selon le sexe, l’usage de la rue n’est donc pas le même : les hommes occupent les trottoirs, les cafés, les bas d’immeubles de manière statique ; les femmes, elles, ne stationnent pas. Elles sont en mouvement, flânant rarement et évitant les lieux trop masculins. Leur usage de la rue est plus pratique que ludique: aller chez le médecin ou au métro pour rejoindre son travail, faire ses courses… ». Depuis plusieurs années, une prise de conscience est à l’oeuvre (venant à la fois des mondes universitaire, associatif et citoyen). L’espace public est une construction avant tout masculine. Conçu et mis en oeuvre par et pour des hommes, ses caractéristiques mêmes (configuration, degré éclairage, densité, etc.) contribuent à définir et à transformer les relations qui s’y déploient. D’autant que les inégalités entre les sexes se sont historiquement et symboliquement nourries de la séparation des femmes et des hommes entre les sphères privée et publique. Les inégalités de genre s’expriment particulièrement dans les violences sexuelles et sexistes dont sont victimes les femmes dans la rue et les transports.

Ce projet est lauréat de l’appel à projet Ville de Toulouse : « Accroître la présence des femmes dans les espaces publics et favoriser l’accès à l’usage de leurs droits dans la ville ».

Partenaires : la Fédération Léo Lagrange, l’association Partage Faourette

Soutiens : DRAC Occitanie, Préfecture 31, Région Occitanie, Ville de Toulouse… (en cours)